Corriger la posture : primordial !

 

Devinez avec quel engin de torture se soigne Charlotte sur son fidèle Cirocco ? 😀 (mes autres élèves devraient avoir des souvenirs de sueurs froides et de courbatures, à cet instant précis de leur lecture)

Le premier objectif lors de la séance de diagnostic avec un nouvel élève est de trouver ses “béquilles” pour les enlever les unes après les autres, dans un ordre qui lui permettra par la suite de mieux fonctionner, et ainsi de mieux laisser fonctionner son cheval, l’incitant à couvrir du terrain, garder son énergie naturelle et surtout prendre son propre équilibre.
Parce que les “béquilles”, servent au cavalier, mais deviennent aussi la béquille du cheval. Celle qui gêne un peu aux entournures mais on essaie de faire avec. Sauf que tôt ou tard, ces béquilles deviennent une épine purulente de votre progression…

Rêne intérieure comme rêne majeure, cavalier tordu/penché vers l’avant et le côté où il tourne, mauvais centrage du corps et mauvaise répartition du poids entre la gauche et la droite, talons verrouillés vers le bas avec les genoux trop ouverts, la jambe gauche comme “rigide” et incapable d’agir, jambes verrouillées en avant, mains qui se déportent vers l’extérieur sur le cercle, ou encore regard jeté à 90° pour une volte alors que les épaules du cavalier sont tournées dehors… Il y a tellement de variantes !

Mon meilleur allié pédagogique ? Faire en sorte que le cavalier puisse expérimenter par lui même un fonctionnement (parfois forcé par un outil pédagogique comme les balles Franklin) dans lequel il ne peut plus se raccrocher à sa bouée primaire, puis secondaire, etc… Un travail primordial mais long et délicat quand les habitudes musculaires et les automatismes s’accumulent ! Petit à petit on apprend à devenir un cavalier qui monte avec les mains et les jambes, et on désapprend à tenir et utiliser son dos et ses épaules. Sauf que…sans l’opposé, pas d’équitation ni de travail juste…Dommage !

🙏
Ici, Charlotte est empêchée de s’appuyer sur un ischion plutôt que l’autre (ce qui est permis par toute surface dure…pensez à une chaise ou une selle : vous pouvez vous asseoir sur une fesse, garder l’autre levée sans perdre l’équilibre : sur une surface fuyante tout déséquilibre latéral est sanctionné et le cavalier se redresse naturellement), après un travail préparatoire pour lui faire prendre conscience qu’elle avait tendance à enlever tout appui sur son étrier extérieur quand elle montait à cheval… Pour aborder et affiner les appuyés avec son jeune Cirocco il était devenu indispensable de se pencher sur la question afin que ce dernier interprète correctement ses aides et ne soit pas gêné dans ce nouveau mouvement.