Travailler un jeune cheval : 6 pro tips !

⭐️ 1. Construisez des séances de travail toujours positives. Le cheval n’a pas demandé à être avec vous, faites-le lui apprécier tous les jours et rendez-vous digne de sa confiance et de son intérêt : la nouveauté ne doit jamais être quelque chose qu’il apprend à redouter. Préparez toute nouvelle étape, restez calme malgré les événements et tournez-les dès que possible en votre faveur : il doit toujours trouver qu’on lui met des challenges à sa portée. Même les débourrages se passent très souvent sans encombre et sans aucune défense impressionnante… Être positif c’est aussi tenir compte des limites de sa concentration et soigner son retour au calme avant de le rentrer.

⭐️ 2. Mettez-vous et mettez-le en sécurité : si vous « ne le sentez pas » ce jour-là…Ne faites surtout pas ! Énormément d’accidents surviennent quand on se force à travailler un jeune cheval quand ils sont encore facilement émus ou que leurs réactions peuvent être un petit peu imprévisibles. Écoutez-vous !

⭐️ 3. Anticipez la future vie et carrière sportive de votre cheval, préparez-le aux stimuli qu’il affrontera, montrez-lui progressivement les bases et fondations sur lesquelles vous bâtirez des mouvements complexes (c.a.d. : montez TOUJOURS de l’arrière vers l’avant ! ce n’est pas une fois dressé que vous vous occuperez de sa réponse à la jambe pour « mettre du brillant » alors qu’entre temps vous avez perdu le rythme naturel du galop). Ne lui apprenez pas des comportements que vous ne voudrez plus jamais par la suite.
Par exemple, ne lui apprenez pas à s’opposer contre la main quand vous voudrez à l’avenir qu’il la suive souplement et en confiance. Lui apprendre à s’opposer à une action de la main, c’est planter le terreau pour qu’il lâche le contact ensuite.

⭐️ 4. Autorisez toujours l’erreur, un cheval qui a le droit de se tromper ou de vérifier les solutions qu’il trouve est un cheval qui ne craindra pas d’exprimer son potentiel. Le cheval apprend par essais-erreurs et l’en priver risque d’être source de stress et de désintérêt… deux choses à éviter ! S’il part plus vite que vous ne le pensiez, accompagnez puis demandez l’allure que vous espériez au départ. Ne le punissez pas en l’arrêtant dès que quelque chose ne se passe pas comme prévu, qu’il n’ait rien à craindre de vos mains et qu’il comprenne qu’il pourra toujours récupérer son équilibre dans le mouvement. Le mouvement c’est comme la curiosité et la motivation : c’est à cultiver !

⭐️ 5. Gérez la longueur de vos séances et ménagez suffisamment de jours de repos. Passez du temps avec eux, sans rien en attendre. Privilégiez des séances courtes (ce qui est valable AUSSI pour les chevaux très près du sang ou « chauds » ! gérez-les avec une méthodologie d’entraînement qui leur permettra d’apprendre à descendre en pression sans s’éteindre, et sans dépasser leurs capacités de concentration. Un cheval stressé n’apprend rien, et c’est souvent le cas quand ils sont en vrac et ne pensent qu’à galoper ventre à terre ou exploser. Par contre, un jeune cheval profite beaucoup de ses apprentissages quand on espace les jours de travail : il a parfois besoin de maturer ce qui lui arrive, ce qui vous économise du temps, de l’énergie, et lui économise son capital articulaire en prime. Enfin, écoutez-le s’il a une baisse de forme, jusqu’à 7 ans inclus cela reste fréquent entre les événements extérieurs, les saisons qui défilent, la croissance, écourtez ou reportez ce que vous aviez prévu, ou remplacez-le par quelque chose de ludique et peu usant.

⭐️ 6. The later, the better. On sous-estime trop la maturité intellectuelle et sociale des jeunes chevaux au profit de la croissance physique et osseuse. La conclusion reste heureusement la même, plus vous commencez tard à exposer le cheval à un rapport de travail avec l’homme, et mieux ce sera. Évidemment, il faut retenir le cas par cas et se dire que dès lors qu’un jeune cheval est désocialisé, autant enchaîner sur ses acquis sociaux, les développer via l’apprentissage et l’éducation. Les débourrages anticipés se justifient parfois par de mauvaises raisons (typiquement, « il est grand, il va avoir trop de force il vaut mieux le faire maintenant qu’il en a pas conscience ou qu’il est fatigué parce qu’il grandit ») et rendent parfois le rapport aux humains plus complexe que nécessaire. Parfois, même des manipulations répétées mais mal maîtrisées dès la jeunesse du poulain posent des problèmes importants. Laissez-le à sa vie de troupeau tant que vous le pouvez (malheureusement ce n’est pas toujours possible jusqu’à un âge idéal pour des raisons ou d’autres, parfois une nécessité de suivi plus important au niveau des soins) puis faites une transition douce et progressive quand il est bien plus prêt à recevoir votre éducation et entraînement. 

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