Le sans pédales guérit-il l’assiette ?

À l’école d’équitation, personne n’a pu couper aux séances de mise en selle, souvent sans étriers. Mais que cela apprend-il aux jeunes cavaliers ? À développer du liant à cheval, au prix d’heures de secouages incompressibles à ce jour. 
Seulement voilà : rien n’est parfait et universel, et on ne sort pas de cet exercice lavé de toutes nos compensations douteuses et dissymétries. Par ailleurs, cela incite souvent les cavaliers à finir de s’asseoir comme dans leur siège de voiture, 100% de la charge de leur poids du tronc s’arrête à la selle au lieu de continuer à descendre dans leurs cuisses. Pour être efficace et fonctionnel, il faut que les cuisses prennent en charge 80% de votre masse et votre siège seulement 20… Et il ne s’agit pas non plus de descendre exagérément dans les chevilles jusqu’à les bloquer. Toutes les articulations doivent être libres de jouer tout en conservant un pouvoir d’amortissement en absorbant (via une tension positive qui permet de les stabiliser sans les bloquer) les chocs de chaque foulée.

Voire même : on n’en sort pas forcément avec une gestion du centre de gravité au poil : la preuve s’il en fallait une, combien de cavaliers sont plus à l’aise au trot assis sans étriers, qu’au trot assis avec ? C’est-à-dire, sans bloquer votre respiration, sans que votre cheval trotte de façon particulièrement étriquée ou bien rapide, sans effondrer un de vos latéraux et avec les 2 pieds de façon égale dans les deux étriers et sans vous servir de vos mains pour votre équilibre (la fameuse « béquille ») ?

Fonctionner correctement avec les étriers s’apprend et c’est une histoire de développer son schéma corporel de façon optimale ainsi que ses ressentis. Si un de vos étriers vous semble toujours trop long, c’est un bon indice qu’il reste toujours du travail… Et pour ça, j’ai opté pour l’usage d’outils pédagogiques variés, en plus de consignes qui semblent parfois farfelues au premier abord : il faut souvent exagérer un défaut, ou exagérer son inverse pour trouver le bon ressenti avant de trouver son juste milieu.
Par ailleurs… Rien que de trouver le point d’origine d’un enchaînement de compensations est plus efficace que 15 consignes de micro-management concernant des symptômes secondaires ! On est souvent surpris en travaillant sur la fermeture des adducteurs, en constatant que le cavalier trouve naturellement comment engager son bassin sous lui pour le rendre dynamique et en diminuer drastiquement le report de poids.

‼️L’équilibre et la puissance de votre cheval commencent par votre posture et son efficacité‼️

Sportivement,
Emeline Debuire
www.integre-training.com